2006/12/10

Carnet noir

10 décembre 2006
ENFIN ! FINALMENTE

11 septembre ( noir ) 1973

barbara a ajouté un nouveau commentaire sur votre message blog "Carnet noir" : Pinochet a échappé à ses juges. Le monde de justice rêvé par Jara n'est pas pour demain. « On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l'officier, une hache apparut. D'un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d'un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s'écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6 000 détenus. L'officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups. Tout d'un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l'on entendit sa voix qui nous interpellait : " On va faire plaisir au commandant. " Levant ses mains dégoulinantes de sang, d'une voix angoissée, il commença à chanter l'hymne de l'Unité populaire, que tout le monde reprit en choeur. C'en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D'autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort. » Miguel Cabezas (extrait d'un article paru dans l'Humanité du 13 janvier 2000).

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Simple, clair et net !
Voilà qui est bien dit : "ENFIN !"

Roswitha a dit…

Je rajoute aussi ENFIN !

barbara a dit…

Pinochet a échappé à ses juges. Le monde de justice rêvé par Jara n'est pas pour demain.

« On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l'officier, une hache apparut. D'un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d'un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s'écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6 000 détenus. L'officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : " Chante maintenant pour ta putain de mère ", et il continua à le rouer de coups. Tout d'un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l'on entendit sa voix qui nous interpellait : " On va faire plaisir au commandant. " Levant ses mains dégoulinantes de sang, d'une voix angoissée, il commença à chanter l'hymne de l'Unité populaire, que tout le monde reprit en choeur. C'en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D'autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort. » Miguel Cabezas (extrait d'un article paru dans l'Humanité du 13 janvier 2000).

barbara a dit…

Je ne veux pas abuser...
mais Pinochet çà me prend aux tripes pour plusieurs raisons.

Parmi mes vinyls, il ya en un ou Ferrat chante "le bruit des bottes", chanson un moment censurée, ou il dénonce la dictature Chilienne.
il y en a un second ou Gilles Servat chante "Chil...ITT" pour dénoncer le groupe ITT Océanic qui a largement soutenu financièrement le régime de Pinochet.
je n'ai plus de platine pour les écouter...
Il s'en vend sur le net pour des sommes très modiques de la marque... ITT océanic.
IRONIE.

bidouic a dit…

Sur un blog " Vive le Feu !" l'auteur que j'apprécie titre simplement " Crève, salope "
Un fait. Notre chère "muette" a fournie à cette dictature "des méthodes" issue de l'expérience algérienne. Tout comme aux States.
Mais il est vrai que notre chère "muette" s'est aussi illustrée dans sa profonde amitié avec une autre "dictature" européenne cette fois, puisque serbe!